Création d’une ferme urbaine

L’engagement n° 4 est tenu : création d’une ferme urbaine

Les citoyens ont manifesté  leur souhait d’une ville plus verte, plus écologique, qui soit modèle et pédagogue pour les jeunes générations. La municipalité a retenu le projet de création d’une ferme urbaine et veut même aller vite dans la réalisation de ce projet dont l’inauguration est prévue pour mai 2017.

Le Square Corsico, totalement à l’abandon depuis longtemps, a été retenu comme site pilote pour la réalisation de cette ferme urbaine. Il est situé au 49-851 boulevard Gabriel Péri, entre l’école Jules Ferry et l’entreprise de négoce électrique Franco-Belge, en face du conservatoire du musique et de danse. Les Malakoffiots intéressés sont invités à participer à des groupes de travail thématiques : aménagement et travaux préliminaires, production végétale, traitement et valorisation des déchets, enclos pour animaux, gestion de l’espace. Cinq groupes étaient initialement prévus et sous l’impulsion des habitants, un sixième groupe (Nature en ville) a été constitué en vue d’étendre la réflexion à l’ensemble de la ville. L’idée est d’aménager dans le square Corsico un premier potager partagé et ouvert à tous, un second potager pédagogique réservé aux scolaires, un enclos pour parquer des animaux (ces derniers pouvant aller paître et tondre des espaces herbeux dans la journée dans d’autres lieux de la ville), un espace arboré de repos/promenade, une cabane entre 30 et 40 m² pour y organiser des activités collaboratives, une serre avec une production hors-sol,  le tout intégrant une gestion optimale des déchets, un usage mesuré des ressources en eau et en énergie tout en restant un espace public.

Le square Corsico, avec le conservatoire au fond.

La municipalité affine donc son projet avec les habitants, ce qui est  positif. L’idée d’aménager un espace laissé jusqu’ici à l’abandon est également pertinente. Mais plusieurs questions demeurent :

  • Le personnel municipal ne participe pas aux réunions citoyennes. Comment seront intégrés, concrètement, à cette dynamique collective les services municipaux concernés et qui auront à intervenir sur la ferme ? Comment par exemple seront gérées les navettes des animaux qui iront paître au parc Salagnac ou ailleurs dans la journée ?
  • Le chiffrage du budget nécessaire, en investissement et surtout en fonctionnement reste à établir. Car au-delà des investissements nécessaires déjà identifiés (50.000€ pour le gros œuvre et l’installation de la serre pour un budget global estimé entre 75 et 100.000€), il faudra bien disposer d’un budget de fonctionnement pour maintenir cette ferme urbaine sur le long terme.
  • La manière dont la réflexion ainsi engagée pourra s’étendre au-delà du périmètre de Corsico reste aussi à établir. Or, nous pensons qu’il est important de profiter de ce projet pour essayer de lancer une réflexion globale qui ne se limite pas -comme prévu- à la notion de « nature en ville » et à des problématiques de verdissement de Malakoff, certes très importants.
Square Corsico; l’école Jules Ferry est derrière le mur.

Les enjeux de la nature en ville vont bien au delà de l’approche pédagogique développée ici, certes intéressante, mais limitée. De nombreuses villes s’interrogent aujourd’hui sur la place que pourrait occuper l’agriculture, sous de nouvelles formes,  dans leur territoire, pour des questions de développement durable et d’emplois. Paris vient ainsi d’autoriser la construction  de serres sur les toitures, à la condition qu’elles soient dédiées à la culture vivrière.

Malakoff Plurielle propose que cette expérience soit l’occasion de lancer également une réflexion  sur un programme d’agriculture urbaine, qui pourrait décider, par exemple, d’exploiter au maximum les toitures des immeubles existants et surtout à venir.  Actuellement, seule l’apiculture a fait son entrée dans la ville. Nous pensons que Malakoff pourrait faire bien davantage dans ce domaine et développer circuits courts et emplois, en partenariat avec les villes du Territoires intéressés et les infrastructures intercommunales, notamment avec la cantine qu’elle partage avec Bagneux.

[Mise à jour du 19/05/2017] Lors du conseil municipal de mercredi 17 mai 2017, la convention de financement avec la Métropole du Grand Paris pour la Ferme urbaine a été approuvée. Malakoff Plurielle se réjouit de ce financement métropolitain qui montre au passage l’intérêt d’un regard de ce type de projet à l’échelle métropolitaine. Mais attention à ce que ce projet pilote ne devienne pas un gadget, un simple outil de communication pour la ville mais bien un point de départ pour organiser le verdissement de la ville, et si possible aller jusqu’à développer une véritable agriculture urbaine et contribuer ainsi au développement des circuits courts. Sur ce dossier comme sur beaucoup d’autres, Malakoff Plurielle souhaite rappeler ici que la ferme urbaine devrait s’intégrer dans une réflexion plus globale et cohérente au sein du territoire Vallée Sud Grand Paris qui dispose de la compétence « développement durable ».

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