Un Café associatif à Malakoff !

Propositions 4, 43 et 62.

Depuis de nombreuses années, l’idée d’un café associatif avait germé dans les têtes de plusieurs Malakoffiots, notamment ceux qui sont impliqués dans l’économie sociale et solidaire. Mais ce beau projet plusieurs fois relancé en 15 ans n’avait pas vu le jour. Plus récemment, un autre collectif s’était monté pour soutenir le commerce bio Pachamama en grande difficultés et aujourd’hui fermé.

Dans notre programme, Malakoff Plurielle avait poussé l’idée du café associatif et demandé une impulsion de la ville pour ce type d’initiative. Ces lieux conviviaux, d’échanges intergénérationnels et culturels sont en effet dans endroits privilégiés de mixité sociale et des acteurs du lien social en général qu’il était dommage de ne pas voir se développer à Malakoff et que nous soutenons vivement.

Les rencontres Malakoff et Moi de la ville ont permis, c’est un fait, de relancer l’idée du café associatif et abouti à l’union des deux groupes actifs dans la ville en vue d’élaborer un projet commun : fusion du collectif historique, en veille sur la question depuis plusieurs années, et du collectif de soutien à Pachamama.

Mais le lancement officiel de cet engagement de la ville en soutien au projet d’un café associatif à Malakoff et la création dans la foulée de l’association Mala’Café, qu’en est-il concrètement de sa réalisation effective ?

Le groupe s’est constitué, a appris à se forger une vision collective et cohérente malgré la fusion de deux projets très différents et s’est élargi à de nouveaux arrivants. Une dynamique réelle est née qu’il faut saluer et on peut dire aujourd’hui que Mala’Café part sur de bonnes bases, avec des groupes de travail qui commencent à prendre corps (gestion, gouvernance ; activités ;  alimentation).

Toutefois, se pose aujourd’hui la question de ne pas faire retomber cette belle dynamique collective car plusieurs ombres au tableau pointent à l’horizon :

  • Un lieu d’accueil pour le café associatif est potentiellement trouvé : c’est l’ancienne Sécurité Sociale située en face du Mail de l’école Guy Moquet.. Il  serait partagé avec d’autres associations (Resto du cœur notamment) mais il n’est pas encore acquis par la ville. Comment faire vivre ce café en attendant et ne pas démobilise les bénévoles investis dans les commissions ?
  • La mairie avait proposé une solution transitoire tout à fait intéressante : une ressourcerie va prochainement ouvrir ses portes rue Jean Jaurès, près de Casaco, il était donc judicieux de proposer un couplage des activités de la ressourcerie avec une antenne ou première brique du café associatif. Bravo pour cette idée propice aux synergies !
  • Malheureusement, la municipalité a mis des mois à découvrir que les locaux d’accueil de la ressourcerie ne sont pas adaptés pour l’accueil du public et qui plus est d’un public qui consommera des denrées alimentaires. Cette non-conformité des locaux rend donc cette solution de couplage intelligent « ressourcerie-café associatif » impossible tant les frais d’adaptation des locaux (locaux appelés par ailleurs à disparaître à moyen terme) sont élevés. Mieux vaut dans ce cas il est vrai conserver des fonds pour l’acquisition de locaux pérennes…
  • Nous comprenons tout à fait l’impossibilité technique du couplage ressourcerie-café associatif. Mais quel dommage de l’avoir annoncé aux intéressés après que l’annonce de l’ouverture prochaine ait été diffusée dans le journal de la ville distribué à tous les habitants ! Et quel dommage qu’un autre local temporaire n’ait pas été proposé dans le même temps !
  • Ce couac est propice au découragement des troupes, alors restons mobilisés, soyons solidaires des personnes impliquées, et continuons de soutenir cette belle initiative. En attendant, on peut toujours aller se promener à Paris, du côté de Pernety, et profiter du café associatif « Le moulin à café » qui peut nous aider à patienter, pêcher des idées et rêver à ce que pourrait être un jour le café associatif de Malakoff.

 

FAQ

Que fait-on dans un café associatif ?

Ce que l’on veut ! C’est l’intérêt et la difficulté. On passe par exemple pour y prendre un café, un repas léger mais surtout on vient écouter, rencontrer, partager des infos, des moments de convivialités et des instants  culturels (musique, théâtre ?….). On s’y retrouve pour se faire aider à écrire une lettre, traduire un texte, aider à faire les devoirs d’un enfant. On y trouve ce que le collectif y apporte… Mais tout cela s’organise, essentiellement avec des bénévoles.

Cela ne fait-il pas concurrence aux commerces ?

Le café associatif n’est pas conçu pour faire des bénéfices, mais il doit acheter du matériel, s’approvisionner en quelques denrées alimentaires… Il doit équilibrer son budget. On n’y fait pas de la restauration en tant que telle. Il faut en effet veiller à ne pas faire concurrence à des entreprises privées. Mais des employés de ces dernières peuvent aussi participer à titre individuel et bénévole, en dehors de leurs heures de travail.

Est-ce que cela crée des emplois ?

Pas forcément si tout le monde est bénévole. Mais il est possible d’employer du personnel permanent ou temporaire.

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